L’accessibilité : un combat quotidien

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À part ça, à Marseille, c’est vraiment compliqué de trouver des lieux adaptés aux personnes en situation de handicap. Normalement, je vais à la Plaine, parce qu’il y a une grande place où je peux m’installer avec mon scooter électrique. Mais dès que je veux aller aux toilettes, c’est la galère. Du coup, je sors très peu.

Pour les événements, il y a notamment la Fraternité de Belle de Mai, où se déroulent beaucoup d’événements militants et qui est accessible aux personnes en fauteuil roulant. Mais c’est vraiment un cas exceptionnel.Une fois, je suis allé à la Friche avec mon scooter électrique. Un agent de sécurité m’a arrêté en me disant que les scooters étaient interdits. Je lui ai expliqué que mon scooter était mon fauteuil roulant et que je ne pouvais pas en descendre pour marcher. Malgré ça, ils ont refusé de me laisser entrer. Je leur ai demandé d’appeler leur supérieur, parce que la situation devenait violente pour moi. Le supérieur est alors venu pour me faire partir. Par rapport à cette question d’accessibilité, il y a des amis qui mènent une campagne collective sur l’accessibilité au sein du collectif CHO3.

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je ne me rappelle plus exactement quel était le problème que j’avais avec la MDPH, mais je suis sûr que c’était lié à un blocage dans la reconnaissance de mes droits par cette institution. En plus, je me souviens qu’il y avait aussi un problème avec la CAF. Apparemment, quand on est étudiant et qu’on a besoin d’un accompagnement social, il faut s’adresser au service social de la fac, et on ne peut pas bénéficier d’un accompagnement ailleurs. Mais je suis tombé sur quelqu’un qui n’a pas du tout réussi à m’accompagner. Déjà, c’était très compliqué d’obtenir un rendez-vous. Et une fois qu’on m’en a donné un, je me suis déplacé jusqu’à Aix pour essayer de régler mon problème avec la CAF. Mais, une fois arrivé, on m’a annoncé que mon assistant social avait une urgence et qu’il était parti. J’ai alors expliqué mon problème avec la CAF à un autre assistant social. Il a essayé de contacter la CAF, mais il ne connaissait pas vraiment les démarches à effectuer. Finalement, il m’a dit qu’il était désolé, mais qu’il ne pouvait pas m’aider. C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’ai craqué et j’ai fini par arrêter la fac.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’assistant social. Ma situation est devenue extrêmement compliquée sur le plan administratif. Je n’ai jamais eu de répit.

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