Récit de Charles

40 ans • Homme • Burundais

La venue en France et le coup de foudre pour Marseille 

J’ai d’abord habité à Paris. J’y ai habité longtemps, des années. Les années d’avant, quand j’étais jeune, et les années quand j’avais décidé de vivre à Paris. Ça faisait quasiment 15 ans que j’habitais là-bas mais je ne connaissais pas la France. J’avais été en France pour des reportages, des missions…

Une semaine avant de déménager à Marseille j’avais décidé de quitter Paris mais je savais pas où aller. Je voulais quitter cette ville parce que je venais de me séparer de ma compagne, la mère de ma fille. On était pas mariés mais c’était ma famille, c’est toujours délicat lorsqu’on vient d’ailleurs et qu’on se sépare parce que finalement on se rend compte que tous les amis qu’on s’est faits, toute la famille élargie qu’on a construite c’est des gens qui s’étaient intimement liées à la personne avec laquelle tu habitais. Donc quand on se sépare c’est toujours compliqué à gérer. J’avais envie de prendre une sorte de recul territorial pour essayer de me réinventer.  

J’étais déjà venu voir Marseille pendant 3 jours début 2008. J’habitais dans le nord-est de Paris, j’ai décidé d’aller dans la gare la plus proche. C’est soit la Gare du nord pour aller à l’étranger en Belgique ou autre, soit la Gare de Lyon pour aller vers le sud. J’ai décidé d’aller à la gare de Lyon pour prendre des vacances et profiter du soleil. Et j’avais kiffé cette ville [Marseille] mais je me disais qu’il n’y avait pas de perspectives là-bas… J’avais déjà le projet de faire une thèse mais je n’avais pas eu le temps de rechercher des écoles.

Quelques semaines après, quand je décide de boucler mon projet de recherche doctoral pour candidater, je me rends compte qu’une des personnes très importantes dans mes lectures, que j’avais croisée notamment via la Sorbonne, travaillait à Marseille. A l’époque, je fréquentais un groupe de gens qui interrogeaient beaucoup les sciences sociales et techniques et qui s’intéressaient aux médias et à la médiatisation de questions complexes et scientifiques et de controverses technoscientifiques… Je ne connaissais pas la personne directement, mais le nom Suzanne de Chevigne m’étais déjà très cher. C’est une référence incontournable dans le rapport entre télévision et médias ; sciences et technologie. Cela me renvoyait à quelque chose qui m’était extrêmement cher : le rapprochement entre les études de la réception des médias et les études de la production de l’écriture. Quand je boucle mon projet de thèse, Suzanne de Chevigne est à Marseille donc j’y vais direct. Je suis vraiment venu ici parce qu’elle y était basée. Et Marseille venait de me séduire durant ma visite.  Donc je suis arrivé à Marseille avec ce projet doctoral mais je ne voulais pas vivre directement à Marseille quand je suis arrivé en France donc après l’Afrique je suis resté à Paris et je venais à Marseille deux ou trois mois par an.

A mon arrivée à Marseille, il n’y avait ni le Mucem ni le Vieux Port comme ça, mais ça me plaisait. C’est vrai que quand je suis arrivé j’étais en mode : je vis entre notre bureau à la Vieille Charité et la Plaine, je ne connaissais que cet axe en fait. C’était le bureau la journée et puis je vivais plutôt une vie nocturne à Marseille. J’avais le mal de Paris, c’est vrai, quand je suis arrivé. Notamment la vie culturelle et les amis, les réseaux. …Je ne connaissais personne  

 

Les spécificités de Marseille par rapport  à Paris…

Quand j’ai quitté Paris, j’étais fatigué de cette ville mais elle me manquait quand même. C’est comme les premières impressions quand tu émigres, quand tu deviens “le migrant” du jour au lendemain. A la fois tu sais que tu as ce besoin de partir pour des raisons qui te dépassent souvent, mais en même temps ça te manque la vie d’avant. En même temps, ce qui était génial à Marseille c’était le côté paradoxal. J’aimais bien un bar qui s’appelait Le Paradoxe sur la rue d’Aubagne. C’est à la fois cette ville que tu aimes, attachante mais qui te parait aussi si lointaine de tes attentes. Le bar n’existe plus, c’était là où se trouve Dar Lamifa ; mais ça traduisait ma première grande impression de Marseille, une ville de paradoxes : cette ville que tu adores tout de suite mais qui peut te paraître un peu opaque.

Ma première perception c’est une ville proche, surtout quand tu es africain. C’est la vie populaire magnifique, c’est la vie où tout le monde s’adore. Contrairement à Paris, qui est une ville que j’ai beaucoup adoré quand j’étais un peu dans le monde “hype”, quand tu gagnes beaucoup d’argent et que tu as un réseau, quand tu es bien maqué, stable. Mais dès que tu commences à avoir des soucis, de la fragilité, c’est pas une ville vivable, elle devient horrible car elle est très chère. Et tu remarques toute l’absurdité des choses, la vantardise… Mais Paris c’est Paris, c’est une ville magnifique quand t’es très solide mais c’est une ville horrible dès que tu es une personne tout simplement normale, avec une vie tranquille, ou que tu es fragilisé sur le plan matériel.

 Marseille c’est une ville moins chère déjà, et la configuration sociale est différente. Le cadre social quotidien a l’habitude de faire avec des gens simples qui ne veulent pas grand-chose, qui ne sont pas en train de se la péter tout le temps, de parler projets, de gagner plein d’argent. C’est une ville qui est faite par ça et avec ça.

 

… Et à certaines villes africaines

J’ai habité dans quelques villes d’Afrique, ma petite jeunesse c’est d’abord le Burundi et le Kenya : Bujumbura et Nairobi. Je compare facilement Marseille avec des villes d’Afrique. Marseille c’est une grande ville d’Europe mais sur le plan culturel y’a des invariants, il y a des choses qu’on rencontre ici et là qui caractérisent un peu ces villes sous pression, tendues. C’est pas à la même échelle mais notamment Marseille centre reste une ville sous tension parce qu’y habitent des gens qui se cherchent beaucoup. Pour moi à Nairobi, Marseille ou Dakar il y a cet invariant anthropologique, ce mélange de rationalité urbaine et de côté villageois, avec tout ce qui peut primer comme logique de clan, de village mais aussi comme méfiance envers le lointain. A Paris c’est différent : les gens vivent une vie sociale dans l’anonymat, tu peux faire un projet coûteux avec une personne que tu viens de rencontrer dans un bar. A Marseille, comme en Afrique, ce n’est pas comme ça : il faut entrer dans un clan, dans un réseau.

 

C’est quoi « être marseillais » ?

Moi j’adore être marseillais parce que je pense que Marseille c’est quelque chose de spécifique. C’est une ville à part, une mégapole-village, c’est un peu un cliché mais c’est ça. C’est une ville qui a pas mal de choses extrêmement intéressantes… c’est un sentiment « national” marseillais dont on a besoin ne fût-ce que pour être solidaire entre marseillais. Mais en même temps je déteste cette idée « d’être marseillais » parce que ça ne veut rien dire, c’est une symbolique, c’est comme chanter la marseillaise pour se sentir dans la communauté nationale. Mais ça ne veut rien dire… Je n’aime pas quand on utilise ce terme pour exclure les non-marseillais. D’après moi les marseillais n’ont aucune légitimité à se revendiquer comme en dehors de la communauté nationale, européenne ou méditerranéenne. A la limite je préfère l’idée de « méditerranéen » car c’est plus concret et ouvert. 

Le slogan marseillais est galvaudé et récupéré par des gens qui tendent vers une sorte de populisme local ou de localisme populiste. Après, quand c’est Marseille pour incarner la résistance, pas seulement par rapport à Paris d’ailleurs, ça me parle. Quand j’étais à Dakar ou Nairobi, les gens adoraient Marseille et ils pensaient que c’était carrément comme un pays. Il y a un espace symbolique marseillais qui existe réellement de par le monde. Pour les gens de Dakar ou Nairobi il y a un esprit marseillais qu’ils ne peuvent pas exprimer comme ça mais qui existe : pastis, savon, OM mais aussi le cinéma. Les faits divers contribuent à construire un technoscape voire un ethnoscape de Marseille. Pour les gens à Nairobi, Marseille est un monde à part. Je trouve ça bien de préserver ce patrimoine, ça montre que c’est une grande et belle cité avec de l’histoire.

Il y a beaucoup d’anciens de la marine marchande retraitée sur la côte indienne de l’Afrique qui sont venus à Marseille et en parlent, c’est un monde à part, c’est Marseille quoi. Il y a   même des gens de mon bassin sur la côte indienne qui s’appellent les marseillais parce qu’ils ont fait 6 mois à Marseille. C’est un monde à part et ça j’adore. Après ce que j’aime pas c’est le côté qui a des relents de populisme déplacé. “Je suis marseillais” ça veut dire je suis un grand humain qui vit simplement et qui résiste pas seulement à Paris mais à la mondialisation. J’ai ma place dans une grande ville du monde tout en vivant simplement. C’est ça que j’aime dans l’idée “je suis marseillais”.

 

La Vieille Charité et le doctorat en sciences sociales

J’ai beaucoup adoré la Vieille Charité, j’y suis resté 8 ans.  C’était un lieu magnifique pour écrire. J’ai eu des bourses disons indirectes. Pour le début de ma thèse, j’ai eu des financements, j’ai aussi eu des financements pour un travail ethnographique dans les bidonvilles. Les financements venaient d’une fondation privée internationale, des Nations Unies. Quand j’ai commencé la thèse, je travaillais en tant que journaliste. Je gagnais pas beaucoup mais quand même largement plus du smic, plus qu’un doctorant classique. Ça n’a pas duré longtemps et pendant deux ans ensuite j’avais à peine 1100 EUR par mois en faisant des piges pour un média parisien qui diffuse en Afrique. Ça me suffisait mais c’était le minimum syndical car j’ai des obligations familiales.

La Vieille Charité c’est un lieu de savoir : EHESS, CNRS… et un lieu fortement symbolique. Il y avait le SHADYC là-bas, un laboratoire multidisciplinaire créé par Jean-Claude Passeron qui a introduit les cultural studies et Hoggart,  » la culture du pauvre « , en France.

Je  t’ai expliqué pourquoi c’était palpitant de travailler avec Suzanne de Chevigne pour faire ma thèse mais aussi au sein d’un bon centre comme le Shadyc. Moi qui voulais travailler sur les médias des pauvres, être rattaché au labo lié à Hoggart qui a écrit  » la culture du pauvre » c’était magnifique. J’ai toujours vécu ce lieu comme un lieu d’enchantement de moi-même et du monde scientifique. C’est vrai que le lieu en soi, l’espace, est magnifique, cet ancien hospice avec des musées. J’ai toujours adoré les gens qui y travaillent, les gardiens, les conservateurs, il y a un petit centre de poésie, plutôt grand d’ailleurs, qui est magnifique mais bon après c’est vrai que je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup de connexions entre tous ces lieux. A l’époque en tout cas, on ne se connaissait pas entre les scientifiques, les gens des musées et les touristes. Il n’y avait pas de lieu commun.

Et puis il y a un manque de connexion avec les habitants. C’est vrai que j’ai regretté que ce lieu ne soit pas mieux intégré dans la cité, dans le Panier. Alors que c’est un quartier magnifique qui fait partie de l’histoire fondatrice de ce lieu.

Pour moi, le Panier c’est le plus vieux quartier d’Europe qui incarne toute cette histoire multiculturelle qui par ces temps est de plus en plus mise au banc en France. Je trouve que c’est dommage qu’il ne soit pas plus intégré, après c’est peut-être quelque chose qui va se faire…

 

La recherche pour se sociabiliser à Marseille

Je ne sais pas si j’ai moi-même trouvé mes repères (rires). Je n’étais pas en quête d’une vie très riche quand j’étais à Marseille, en tout cas les 5 premières années. Au début j’étais là par intermittence et ensuite je me suis installé, ma fille adorait cette ville d’ailleurs même si elle habite Paris, elle venait souvent.

J’étais un peu dans une dynamique de touriste, tout en ayant une vie sociale et en découvrant de nouvelles personnes. A cette époque j’avais un projet qui m’était cher, parallèle à ma thèse, et qui m’a beaucoup aidé pour ma thèse d’ailleurs. Je voulais travailler sur les personnes très précaires. Une sorte de réseau double entre mes deux terrains dans les bidonvilles en Afrique et à Marseille. J’ai passé beaucoup de temps dans des bars fréquentés par des migrants, des personnes précarisées J’ai eu une commande pour mettre au point une sorte d’ethnographie des migrants sans domiciles fixe à Marseille mais c’était ma vie aussi, j’adorais fréquenter ces petits lieux. Le centre de Marseille était comme un laboratoire à ciel ouvert, la rue d’Aubagne par exemple. J’ai interviewé quasiment tous les habitants. Quand il y a eu les effondrements du 5 novembre, je connaissais de visu quasiment tous les habitants et j’avais deux ou trois amis très proches qui étaient là parce qu’on avait fait des trucs ensemble, on avait fait de la musique ensemble. On peut dire tout ce qu’on veut sur Marseille mais il y a cette tolérance, cette capacité à inclure des gens qui ont envie et qui se cherchent. C’est ça. Il ne faut pas avoir un niveau de virtuose à Marseille mais dès que tu as une envie c’est une ville qui t’ouvre les bras.

Après les rencontres peuvent aussi se faire dans le 7eme par exemple, j’ai aussi fait des rencontres super dans le quartier du Prado, dans le quartier des ambassades, c’est pas nécessairement des quartiers de fachos, il y a aussi beaucoup de gens ouverts avec les noirs, les arabes, les asiatiques… Il y a un petit bar à Castellane qui est super bien, les gens y sont sympas et vous offrent même des verres. Sans vous connaître.

Évidemment c’est une ville où c’est justement quand tu tentes, quand tu te démarques, quand tu es en quête de liberté que tu te confrontes très facilement à ce côté enfermant des réseaux, à un plafond. Même les gens qui sont établis sont dans une quête permanente, ils ne sont jamais accomplis. Ils sont tous dans une fragilité. J’ai côtoyé des familles entières qui ne sont pas vraiment dans la même stabilité que tu pourrais trouver dans des grandes villes comme Lyon ou Paris. C’est une ville qui est ontologiquement ouverte aux gens qui essaient mais ce sont les mêmes gens qui sont les premiers à être confrontés à ce plafond de verre.

 

Bricoler pour survivre :  trouver un logement

La première chose pour essayer de te poser à Marseille c’est vraiment essayer d’être toi-même, d’être présent, c’est à dire de ne pas être emporté par les faux semblants. C’est la stratégie de « bricoler pour survivre » : essaie de vivre simplement, essaie de trouver des lieux et des liens. Regarde les premières offres immobilières qui passent. Il y en a plein à Marseille, par exemple à Belsunce. Mais il y a beaucoup de lieux dégueulasses où tu vas payer cher. Quand je suis arrivé à Marseille il fallait que je trouve un appartement directement, c’était pas le « bon » appartement, c’était une arnaque, mais ça permettait de se poser au début. Ce sont des logements qui ne sont pas donnés mais tu peux trouver sans passer par un processus compliqué. 

Une fois que tu es posé essaie de faire ton chemin ; rencontre des gens dans les bars et restos. Moi j’allais à la Plaine le soir. C’est vraiment un lieu magnifique pour moi, c’est le lieu emblématique du Marseille populaire. C’était important pour moi parce que c’est un des lieux les plus tolérants du monde. C’est quasiment un patrimoine à préserver dans cette grande ville. C’est rare. Il y a un côté pharmakon comme disaient les Grecs et les philosophes de la technologie : c’est un lieu ambivalent parce c’est à la fois un remède et un poison. Tu peux vraiment y rencontrer des gens magnifiques mais tu peux aussi t’y perdre.

Belsunce c’est pas parfait mais ça permet à beaucoup de gens qui viennent d’arriver et qui ne sont pas de grands bourgeois de trouver du jour au lendemain un appartement. Mais ce sont souvent des marchands de sommeil. Tu paies par exemple 600 EUR pour 30m². Sur le Bon Coin (leboncoin.fr) tu peux trouver facilement à Belsunce mais ça coûte cher alors que c’est rien. Mais c’est toujours une bonne base pour se poser. Quand tu as un chez-soi c’est une base pour avoir des relations et pour pouvoir gagner aller du côté « remède » plutôt que « poison » quand tu commences à faire des relations. Parce que tu es autonome, tu as un « refuge anthropique » comme disent les anthropologues de l’habiter et ça c’est important. Ca peut aussi être un hôtel, il faut juste un lieu où tu es autonome.

 

Le rapport à l’autre et à l’intégration

– Un ami soudanais a emménagé il y a trois ans en France et il se sent bien à Marseille mais il trouve ça plus compliqué avec les gens qu’il appelle les « maîtres du lieux » et il ressent de la haine par le biais de la télé.

De mon côté je ne crois pas que les autres me détestent, je n’ai jamais été traversé par ce sentiment. Par contre, je suis conscient que j’ai des envies, un parcours qui est différent, singulier et que ça peut déstabiliser pas mal de gens. Je n’ai jamais eu d’expérience directe de racisme par exemple. Mais lorsqu’il y a une déstabilisation provoquée par la singularité de mon parcours, des gens qui ne sont pas racistes peuvent puiser dans des réserves racistes ou xénophobes pour se défendre comme toute personne qui a peur peut le faire.

 La voie la plus facile pour beaucoup de gens c’est de tout faire pour être assimilé, pour s’adapter aux attentes de l’autre. C’est fatigant parce que c’est un effort permanent. Moi j’ai choisi l’inverse par exemple, je m’en fous, je reste moi-même et après voilà ça peut gêner deux ou trois personnes mais sinon moi je retourne en Afrique ou je vais en Asie ou ailleurs… Je ne suis pas venu en Europe pour être un homme courbé ou assis. J’ai envie d’être moi-même, d’aimer les autres mais de rester ce que je suis. La liberté c’est important pour moi.

 

C’est quoi « ce que tu es » ?

 Alors moi je suis heureux quand je pense que je suis en train d’être bien avec les autres. C’est pas un truc religieux ou autre mais être correct et bien avec les autres. Par contre, je suis intransigeant avec les gens qui sont dans des logiques de domination même inconscientes. J’ai rencontré des gens magnifiques qui ont parfois du mal à se libérer des pesanteurs historiques ou de choses inconscientes : « tu es un garçon noir donc tu dois êtes comme ça… », je ne supporte pas ça. Je suis dans une quête permanente de rapport d’égal à égal. C’est la déformation de ce qu’on fait dans les sciences sociales : une écologie des interactions sociales. On est sensibles, on voit ce que les gens ne voient pas. Je suis très sensible à ça et ça m’a causé pas mal de soucis. Au-delà même des questions raciales, dès que je vois un rapport de domination, je le fuis. Le sens pour moi c’est d’être libre et de concevoir que les autres le sont aussi. Au sens de Sartre : la liberté c’est pas une liberté ego-centrée mais ça veut dire  » je suis bien quand l’autre est bien dans son truc « .

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