association Welcome pays d’Aix; logement chez les différentes familles

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Je savais qu’on ne pouvait pas rester longtemps au 115. Du coup, comme je ne connaissais personne à Marseille, je cherchais une alternative sur Internet. Finalement, j’ai trouvé une association à Aix-en-Provence qui s’appelait Collectif Agir. C’était une association qui regroupait différentes associations à Aix-en-Provence et qui était en contact avec elles. Comme mon université était à Aix, je cherchais surtout des structures qui se trouvaient à Aix-en-Provence.

J’ai trouvé leur adresse sur internet et je suis allé à leur local. Je leur ai expliqué ma situation et ils m’ont dit qu’ils allaient mobiliser leurs contacts pour trouver une solution. Le lendemain, ils avaient trouvé quelqu’un qui avait une grande maison et qui louait des chambres aux étudiants. La propriétaire a accepté de me donner une chambre pour une semaine, sans demander le loyer. Je suis resté une semaine dans cette chambre située à Aix. Puis la responsable du Collectif Agir a contacté une autre association qui s’appelait Welcome Pays d’Aix. Cette association regroupe plusieurs familles qui habitent autour d’Aix-en-Provence, qui acceptent d’accueillir des demandeurs d’asile pour une période de trois semaines.

Collectif Agir avait donné mon contact à Welcome Pays d’Aix et ils m’ont contacté. La première fois, j’ai rencontré deux personnes responsables de cette association ; ils m’ont posé quelques questions pour connaître ma situation, puis j’ai été logé par une famille qui acceptait de m’accueillir pendant trois ou quatre semaines. En plus, pour mes affaires administratives, les responsables de Welcome Pays d’Aix m’ont aidé. Pendant toute l’année où je passais mon master à l’Université Aix-Marseille, j’étais accueilli par différentes familles et je changeais de famille chaque mois.C’était un peu compliqué, mais en même temps les familles qui m’ont accueilli étaient très solidaires et, en général, nous avions une bonne relation. Enfin, à part une exception : une famille très religieuse qui, en réalité, accueillait plutôt par charité que par solidarité.

Mais à part cette exception, j’ai eu une bonne relation avec les responsables de l’association ainsi qu’avec les familles, et j’ai toujours gardé le contact. Ils m’ont beaucoup aidé sur différents plans.

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